Contre le rapport Goldstone
La vérité n'est pas toujours bonne à lire
Le rapport Goldstone accusant Israël de crimes de guerre au cours de l'opération « Plomb durci » a été approuvé par le Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU où siègent aujourd'hui Cuba, l'Arabie Saoudite, le Bangladesh, le Pakistan, la Chine, le Nigéria, hier encore la Lybie, l'Iran et le Vénézuela.
Avec de tels champions des droits de l'homme on a toutes les raisons de s'interroger sur la valeur de cette recommandation.
Fidèle à son obsession anti-israélienne, 26 résolutions sur 32 ont visé Israël, l'ONU fait à ce pays un procès permanent sans commune mesure avec le traitement accordé aux autres Etats, alors qu'Israël se trouvait en état de légitime défense.
Quel pays au monde aurait accepté que son territoire et sa population soient bombardés en permanence pendant plus de 8 ans sans réagir ? Plus de 8.000 roquettes se sont abattues sur la seule ville de Sderot.
Pourquoi aucune résolution n'a été votée pour condamner les pays où ont été anéantis des populations entières ?
La tragédie du Darfour, 300.000 personnes massacrées par le Soudan, la Turquie qui a bombardé ses kurdes au napalm, la Russie qui a adopté une politique génocidaire vis-à-vis du peuple tchétchène, la Chine où Tibétains et Ouigours font l'objet d'une impitoyable répression, l'Algérie où, il n'y a pas si longtemps encore, un conflit a causé la mort de centaines de milliers de personnes, le Yémen qui depuis plus de 5 ans est engagé dans un conflit meurtrier avec des opposants Zaidis qui subissent des bombardements incessants, sans oublier l'Afghanistan, l'Irak et le Pakistan où des centaines de personnes meurent tous les jours victimes collatérales, sans apparemment provoquer la moindre émotion des institutions onusiennes et internationales.
Le premier Ministre Turc est très mal placé pour donner des leçons à Israël. Le Premier Ministre turc a l'impudence d'accuser Israël de mettre la paix en danger alors que son propre pays, après une expédition coloniale, occupe toujours militairement une partie de l'ile de Chypre coupant en deux le territoire de ce pays.
On ne peut oublier aussi la guerre récente au Sri Lanka où durant des semaines la communauté internationale a détourné son regard pendant que le régime sri lankais massacrait la population tamoule dans l'indifférence générale.
Une fois de plus face à une telle barbarie le monde s'est tu.
L'ONU qui disposait d'éléments accablants a préféré garder le silence. Stéphane Crasham du Human Rights Watch l'a avoué : « il est terrifiant d'observer à quel point le Conseil de Sécurité est resté passif pendant le déroulement de la catastrophe ».
Pour se préserver des combattants chiites, l'Arabie Saoudite a décidé de construire un mur de séparation entre le Yémen et son pays : construire un mur entre l'Arabie Saoudite et le Yémen c'est un mur de protection, mais un mur érigé pour protéger le territoire israélien des terroristes du Hamas et du Djihad islamique c'est un mur de l'apartheid !
On feint d'ignorer que l'Egypte a une frontière commune avec Gaza et ce pays ne fait l'objet d'aucune réprobation alors qu'il construit une ceinture métallique de 14 km tout au long de la frontière. Sont légion les exemples de pays ayant construit un mur de séparation avec un territoire voisin sans provoquer la moindre réprobation internationale.
Le fait qu'Israël soit le seul état au monde à faire l'objet d'une condamnation dite morale, alors que ceux-là même qui le condamnent sont les dictatures les plus obscurantistes de la planète, est une indication très significative de l'état du monde dans lequel nous vivons.
Toutes les occasions sont bonnes pour diaboliser Israël. Il est évident que toutes les occasions sont bonnes pour accuser, pour délégitimer et pour diaboliser Israël. On assiste sans retenue à une véritable curée anti-israélienne.
On peut dire n'importe quoi sur Israël et sur les Juifs tout est permis. Des tentatives répétées et de plus en plus organisées ont lieu pour isoler Israël à travers un boycott économique et un boycott académique. Tous les secteurs d'activité sont touchés et se mobilisent. Syndicats et universitaires sont hélas à la pointe du combat.
Il est devenu politiquement correct de fustiger en toutes circonstances Israël et d'exalter sans limite la cause palestinienne en feignant d'ignorer que Gaza est libre depuis que le Premier Ministre israélien Ariel Sharon l'a fait évacuer en septembre 2005.
Si le Hamas n'en avait pas fait une base d'agression, il n'y aurait pas de blocus à Gaza.La haine anti-juive n'a plus de limite, la banalisation de l'antisémitisme nous rappelle une triste époque que l'ont croyait révolue.
Cet antisémitisme est exacerbé par une désinformation systématique sur la situation du Proche-Orient. Internet est devenu le refuge des nostalgiques du troisième reich et de l'islam radicalisé. Internet est devenu le sanctuaire de la haine anti-juive, le refuge des nostalgiques du IIIème Reich et de l'Islam radicalisé.
A travers des vidéos en ligne nous voyons des individus se livrer en toute impunité à des actes de vandalisme dans des grandes surfaces, sous prétexte de boycott des produits israéliens. Ces actions hors-la-loi sont orchestrées par des associations pro-palestiniennes qui ont fait l'objet de plusieurs plaintes pénales, toujours restées sans suite.Les manifestations en France ont été encouragées et instrumentalisées par des partis politiques, des syndicats, des écologistes, des groupuscules d'extrême gauche et d'extrême droite.
Les foules ont arboré les drapeaux du Hamas et du Hezbollah où « mort aux Juifs » et « Israël nazi » étaient scandés au milieu des prêches islamiques et radicaux sans provoquer la moindre désapprobation des organisateurs et de leurs soutiens.
Il est inconcevable que dans les rues de la République Française on fasse impunément l'apologie des mouvements fondamentalistes, antirépublicains et terroristes sans apparemment provoquer la moindre émotion. Faut-il rappeler qu'en 2009, 832 actes antisémites ont été répertoriés sur le territoire national. On ne peut que constater avec consternation le silence -à de rares exceptions près- de la classe politique française et l'indifférence de l'opinion publique.
Le Président Jacques Chirac à déclaré que le conflit du Proche Orient servait de prétexte à une nouvelle haine d'Israël. Comme l'a déclaré le Président Jacques Chirac à l'UNESCO le 27 mars 2009 « les conflits incessants du Proche-Orient servent aujourd'hui de prétexte à une nouvelle haine d'Israël, elle est en train de devenir une nouvelle haine des Juifs ».
Il faut aussi reprendre les déclarations de Robin Shepherd, ancien directeur du programme européen du Royal Institute of International Affairs à Londres : « la haine envers Israël, car il s'agit bien de haine, est un symptôme, celui d'un dysfonctionnement de l'âme, de l'esprit et de l'intelligence qui pourrait se révéler mortel ».
La majorité des journalistes qui critiquent Israël ne se sont jamais rendus sur place.
Il est particulièrement regrettable que les éditorialistes de la presse internationale, si prompts à condamner Israël, cédant souvent à l'émotion, manifestent une extrême indulgence vis-à-vis de la « cause palestinienne » alors que la majorité d'entre eux ne se sont jamais rendus sur place et ne font que reproduire les communiqués des agences de presse.
Il est navrant que les médias négligent souvent des éléments qui sont pourtant essentiels dans l'analyse et les enjeux du conflit.
Le plus grand danger qui menace la paix dans le monde c'est l'islamisme, dont le terrorisme est le bras armé.. Israël, seul Etat démocratique, est le rempart du monde occidental et du monde libre dans la région.. La complaisance excessive de l'Europe et en particulier des pays de l'Union Européenne vis-à-vis des Palestiniens n'a fait que conforter le monde arabe dans son intransigeance et exacerber les passions.
Faire croire que la création d'un Etat Palestinien va régler tous les problèmes de la région est une utopie.
La paix ne sera possible que lorsque les Palestiniens auront admis que leur rêve de détruire Israël est irréalisable.
Pour parvenir à la paix que tout le monde souhaite, elle ne sera possible que lorsque les Palestiniens auront définitivement admis que leur rêve de détruire Israël n'a aucune chance de se réaliser, lorsque les livres scolaires palestiniens ne déborderont plus de haine anti-juive et anti-israélienne et lorsqu'ils auront reconnu Israël comme un Etat Juif, comme le précise la résolution de l'ONU de novembre 1947. Cette résolution a approuvé la création de deux Etats : un Etat juif et un Etat arabe.
Si M. Arafat avait accepté en son temps les concessions du Premier Ministre Ehoud Barak, concessions que beaucoup d'Israéliens considéraient alors comme exorbitantes, un Etat palestinien serait depuis longtemps une réalité.
Il faut enfin souligner que le droit international ne reconnaît pas aux réfugiés palestiniens et à leurs descendants un droit de retour, comme il n'exige pas d'Israël un retrait aux lignes d'armistice de 1948.
Roger Pinto
Président de SIONA
